carnaval

Publié le par danielle

 

il y a quelques années, nous avons participé au seul et unique carnaval associatif de notre ville, salon de provence.....( ce projet n'a pas été reconduit)

Chaque asso devait  se constituer en tribu, avec des couleurs, un totem, une chanson, une histoire... voici la nôtre, celle que nous avons racontée et jouée  ce jour là:

 

 

 

 
 
 

LES 1001 PORTES   

 Tous les humains des 1001 portes sont rangés en demi cercle, largement ouvert par rapport au « public » . Le totem est au fond, centre. On écoute le/la…

CONTEUR / CONTEUSE

C’était il y a bien longtemps, un temps où les hommes étaient encore dispersés sur la Terre. Il existait alors quatre peuples qui se croyaient bien différents (RIRES) et vivaient chacun aux quatre coins de la planète. Chaque lieu était protégé d’une grande porte, le protégeant ainsi de l’extérieur, de l’inconnu. Aux quatre coins…oui! Car le centre était interdit…

TOUS : Mais………….

 

 

 

 

C    Mais on ne peut pas empêcher indéfiniment la curiosité…voilà que certains habitants des quatre coins commençaient à se demander à quoi pouvait bien ressembler le reste du monde…Ils avaient soif de rencontres et d’aventures.

 

Au coin Sud vivait le peuple des Cavernes, celui qui décorait les murs de pierre avec des dessins d’ocre et de charbon .

Un groupe se lève, visiblement ils ont envie de jouer l’histoire, on comprend que c’est une sorte de tradition . Le conteur/la conteuse les encourage.

 C :Un beau jour de printemps un groupe décida de partir et de franchir la Porte. On leur courut après:

 

 

 

TOUS Ne partez pas, c’est dangereux ! Prenez au moins des armes pour vous protéger ! Les routes ne sont pas sûres !

 Arrêt sur image groupe cavernes disant au revoir mais clairement en route. Les autres fredonnent le début de la chanson des mille et une portes.

 :Mais le groupe n’emporta aucune arme, il choisit d’emporter des pinceaux et de la peinture, symbole de son peuple. C’est ainsi que ceux du sud s’en allèrent sur la route des hommes de l’Ouest.

 On fait rouler le totem de manière à ce que le groupe doive passer la porte, qui se révèle difficile à ouvrir, n’ayant plus ou moins jamais servi

 

 

 

 

C : En été ils atteignirent la Porte du peuple de l’Ouest, le peuple de l’Eau ! Ils découvrirent alors des milliers et des milliers de bateaux flottant sur l’eau, chacun étant une habitation.
 
Groupe eau, sons, activités
 
 CAVERNES Quel peuple étonnant!
Je n’ai jamais imaginé voir des choses pareilles !
 
C : Le peuple de l’Eau leur offrit son hospitalité pour tout l’été. Ils purent bavarder avec tout le monde et mieux connaître leur façon de vivre. A la fin de l’été ils voulurent repartir à la découverte du monde mais un groupe souhaita partir avec eux 
 
EAU : Nous voulons aussi découvrir le monde !
 
CAVERNES : Venez !
Nous serons heureux de voyager avec vous !
Mais emportez quelque chose qui vous représente !
 
: Ceux du peuple de l’eau, qui adoraient écrire les histoires que la mer leur chantait, choisirent d’emporter un livre et une plume. Les voilà donc tous partis en direction du peuple du Nord.
 
Même image et même jeu avec la porte que précédemment, mais cette fois vers le nord. On fredonne aussi le début de la chanson.
 
C : Ils se retrouvèrent en début d’hiver devant la Porte des hommes du Nord. Ils durent pousser fort et longtemps dans le froid tant elle était rouillée. Enfin ils rencontrèrent le peuple du Nord, le peuple de la Glace car ils vivaient tous dans des maisons formées de blocs de glace empilés.
 
CAVERNES + EAU Regardez ! Regardez !
 
 Les hommes du pays des glaces leur offrent la chaleur de leur feux de bois et de leur manteaux de laine pour se réchauffer. Peut-être leur apprennent ils à tisser.
 
C : Bien sûr il y avait aussi dans ce pays des hommes et des femmes qui rêvaient d’aventure. Ils attendirent cependant la fin de l’hiver pour reprendre la route. Ceux du peuple des glaces emportèrent avec eux couvertures et tapis et ils partirent tous en riant vers le peuple de l’Est.
 
Même scène de voyage ( vers l’est) + porte+ chanson
 
C : Et c’est ainsi qu’ils rencontrèrent le peuple des Arbres, qui avait construit un immense réseau de cabanes de bois et de ponts aux plus hautes branches des arbres…
Les voyageurs ne cessaient d’admirer les architectures compliquées , les passerelles, les escaliers qui semblaient monter vers le ciel
 
 
Scène de vie
 
C : Vous imaginez la suite….Les voyageurs repartirent, emmenant avec eux quelques habitants des arbres ..jusqu’au sud à nouveau, pour que tous se rencontrent, puis décidèrent d’aller voir le seul passage qu’ils ne connaissaient pas encore
 
Les 4 groupes
Le centre !!!!
Le centre n’est pas dangereux
 Le centre est magnifique
 
On pose la porte au centre et tous, par ce passage s’avancent vers le public
C : C’était une terre où l’on trouvait côte à côte des montagnes rocheuses aux pics enneigés, des lacs paisibles et des forêts vierges. En ce pays, tous les habitants étaient en fait des animaux ! Et tous avaient une couleur et une forme différente ! En voyant arriver cette troupe de petits d’hommes sur deux pattes, les animaux leur firent une grande fête de bienvenue
 Certains voyageurs trouvèrent ce pays si beau qu’ils décidèrent de s’y installer
D’autres repartirent mais décidèrent d’écrire toutes leurs aventures pour en garder la mémoire
 
Tandis que certains écrivent, (se) maquillent, dessinent, les autres construisent une tente avec les bois et les tapis
 
C : Il n’était plus nécessaire de rester sur la terre où l’on était né, on pouvait partir, revenir, repartir encore….Les  MILLES ET UNE PORTES étaient désormais OUVERTES !!    
 
( aux spectateurs ) Je vous vois venir ! Vous ne croyez pas à notre histoire !
Vous vous dites : C’est impossible ! Il n’y aurait donc aucune violence dans ces tribus ? Il suffirait que des voyageurs arrivent pour qu’on les accueille en frères ? Ca n’existe pas !
 
Alors, laissez moi vous rassurer : mais si, la violence existe en chacun de ces hommes et de ces femmes, et le dépit, et la colère, et la bouderie..…Ils connaissent l’insulte, mais en ont fait depuis leurs voyages une sorte de jeu qui prête plus à rire qu’à riposter… il leur arrive de se battre, mais oui, pour un désaccord, pour quelque bêtise , pour un amour à partager, pour un bateau, un igloo, un arbre ou une caverne…mais ils savent qu’ils doivent attendre le dernier jour de l’année , l’heure exacte…pour régler publiquement et sportivement cette querelle …sous peine d’être bannis jusqu’à ce que sagesse leur vienne ! Car la sagesse et l’amour de la vie viennent de toutes ces portes ouvertes, et du temps passé seul avec soi même au long des routes, et de la rencontre avec les autres, si différents croyons-nous, et au fond si semblables….
 
(et là, nous chantions la CHANSON des 1001 portes)
 
 ( histoire originalement conçue par sarah, co-écriture sarah et danielle)
 
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article